Dans cette installation pluridisciplinaire, l’eau, troublée d’un nuage de peinture blanche, devient écran sur lequel est projetée une vidéo de liquides en mouvement. Au fond du bassin, moteurs et pompes « actionnent » l’eau afin de retrouver ses comportements vivants en interaction avec la composition sonore diffusée par six hauts-parleurs. Les éléments du dispositif sont synchronisés afin de créer à partir de cette eau, une nouvelle matière à la fois vivante et irréelle, sorte de placenta qui bouillonne, gronde et fume. La figure du bassin percute donc à la fois celle de l’écran et celle de l’aquarium, dans un geste artistique « à partir de l’eau » qui cherche à saisir quelque chose de la métaphysique de celle-ci pour produire un récit ouvert.
