8 dessins grand format réalisés au graphite : pleine, sur un fond immaculé, la Lune, semble sortir du support utilisé, tantôt lisse et tantôt accidentée, avec ses mers et ses continents.
Cette série a pris forme à l’Observatoire de l’Espace du CNES à Paris, à partir des archives issues de rapports de la NASA et de missions spatiales russes. Elle s’inspire également de mythes et de fictions lunaires, de poèmes qui portent sur l’observation du ciel, retraçant ainsi l’histoire des imaginaires qui ont modifié notre perception de la Lune.
Une partie de ces 8 dessins explore la façon dont la fiction aide à « voir » et permet les prémices de l’exploration spatiale par le rêve et l’imaginaire, tandis qu’une autre partie interroge le rôle joué par les instruments d’optiques du XVI au XIXe siècle dans l’appréhension de la Lune, de sa lumière, de sa surface. La dernière partie suit l’exploration spatiale du XXe siècle, témoignant d’une rupture des imaginaires face à l’inconnu dévoilé et que nous imaginons désormais habiter.
Cette Mutation du visible invite à dépasser le « lieu commun » d’une distinction irréversible entre imagination et raison, entre représentation et réalité et conduit à réfléchir au statut du discours scientifique ainsi qu’à la capacité des arts et de la littérature à produire un savoir